A Flins, Hyvia lance la production à grande échelle de piles à combustible

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Spécialiste de l’hydrogène rattaché au groupe Renault, Hyvia a inauguré ce mardi 15 mars à Flins, dans les Yvelines, la production de ses premières piles à combustible.

En mode startup, Hyvia progresse rapidement dans le domaine de l’hydrogène. A peine neuf mois après sa création, la joint-venture fondée par Renault et PlugPower vient de s’installer officiellement à Flins, en Ile-de-France, où elle vient de mettre en service sa première ligne de production de piles à combustible.

Inscrit dans le projet Refactory, qui vise à faire de Flins un site tourné vers les nouvelles technologies et l’économie circulaire, il dispose d’un terrain de 3 000 m² où il pourra progressivement augmenter ses capacités industrielles.


Jusqu’à 1 000 piles à combustible par an

En effet, la chaîne de production installée à Flins est toujours artisanale, symbole d’un secteur qui est encore en train de se lancer. Partiendo de una tecnología provista por la estadounidense PlugPower, las celdas de combustible ensambladas por Hyvia en su nuevo sitio en la región de Ile-de-France se basan en la llamada tecnología de “membrana de protones” (PEM), la más utilizada en la campagne. mobilité

De l’électronique de puissance à la constitution de la batterie, cœur du système, la filière mobilise une quinzaine de salariés, spécialement formés par Renault pour travailler dans cette nouvelle activité hydrogène. Il comprend également, en bout de ligne, une station de test pour vérifier le bon fonctionnement du système avec une première injection d’hydrogène (photo du bas).

Intégrée à bord de la gamme Master e-Tech Hydrogen, la batterie produite par Hyvia sert de « prolongateur d’autonomie », en plus de l’autonomie électrique fournie par la batterie. D’une puissance de 30 kW, il affiche un rendement de 50 à 60 % (40 à 50 % en intégrant les pertes supplémentaires dans l’ensemble complet).

Encore en phase de démarrage, la production devrait augmenter progressivement. D’ici fin 2022, Hyvia prévoit d’atteindre une vitesse de croisière de 1 000 piles à combustible par an, soit une production d’environ 20 unités par semaine.

« De nos jours, il faut 6 à 8 heures pour produire une batterie. Un représentant de l’entreprise apparaît. Un temps qui devrait être raccourci une fois les différents processus optimisés. L’offre doit également être améliorée. Aujourd’hui, les quelque 450 composants de la batterie sont fournis directement par PlugPower, aux États-Unis. Pour Hyvia, l’idée est à terme de s’approvisionner localement pour la plupart de ces pièces.


Des stations et bientôt un électrolyseur

Pour Hyvia, la production de piles à combustible n’est qu’une première étape. Fin 2022, une chaîne de montage de stations hydrogène sera lancée. Une façon pour l’entreprise de proposer à ses clients un service clé en main combinant la fourniture de véhicules et une solution de ravitaillement.

Côté production, le site abritera également un électrolyseur de 1 MW d’ici la fin de l’année. Capable de produire jusqu’à 450 kilos d’hydrogène vert par jour, il servira à fournir l’énergie nécessaire au test des batteries et des stations fabriquées sur place, mais aussi à alimenter les chariots élévateurs à pile à combustible utilisés pour les opérations de manutention. Il pourra également couvrir des besoins externes, notamment pour approvisionner d’autres usagers du territoire.

Premières livraisons à l’été 2022

Basée sur le Master, l’offre hydrogène d’Hyvia se décline désormais en trois utilités hydrogène : un minibus 14 places, un fourgon de livraison et une version châssis, tous avec des configurations de réservoir différentes.

En termes de délais, Hyvia s’en tient aux objectifs annoncés en début d’année. Les premiers véhicules, probablement les fourgons, seront mis en service durant l’été et la commercialisation sera assurée à la fois par le réseau Renault et Hyvia directement.

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