Caruus repart du bon pied après un arrêt de production, Actu

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Dérive maîtrisée pour Caruus, cette jeune marque de mode, chaussures et accessoires. En 2020, le chiffre d’affaires a chuté à seulement 40 000 € contre 110 000 € en 2019. Un vrai coup dur pour les co-fondateurs Benjamin Buquet et Cyril Brenac. Après 18 mois à temps plein chez Caruus, Cyril Brenac a même été contraint de reprendre une activité salariée. Benjamin Buquet n’était pas encore sorti du sien. Malgré ces déboires, le duo d’entrepreneurs ne baisse pas les bras. 2022 devrait être l’année de la reprise !

Tout avait bien commencé pour cette jeune marque écologique créée fin 2018 à Bourg-Achard (Eure) – ses produits sont fabriqués à partir de matières recyclées ou organiques. POUR
campagne de financement participatif réussie
à Ulule cela lui avait permis de récolter 30 000 euros ; plus de 1000 paires de chaussures ont été vendues en 2019. Alors comment expliquer la baisse ?

la crise de COVID-19[feminine il est en partie responsable de la vague de froid, certes, mais pas seulement. Aux problèmes de sous-traitance des chaussures, se sont ajoutés provoquant un arrêt total de la production de février 2020 à juin 2021. « Pendant cette période nous vivions de notre stock. Nous avons surtout diversifié notre activité vers des t-shirts en lin bio et des sacs « upcyclés » à base de jeans récupérés et de saucissons de bateaux. Un élargissement de gamme accéléré par les circonstances mais qui était au programme », explique Benjamín Buquet, président de Caruus.

Un nouveau fabricant dans la Drôme

Pour confectionner ses chaussons, Caruus avait choisi un industriel angevin. « Notre ADN est 100%
Fabriqué en France
. Cependant, il existe peu d’options pour les prestataires de services français pour la fabrication de chaussures. Nous n’étions pas en position de force pour négocier. Et nous leur faisons confiance. Cependant, très vite, nous constatons des problèmes de qualité et de copie », explique Benjamin Buquet.

Le fournisseur a rapidement lancé sa propre startup de baskets éco-conçues, qui comprend également des semelles en plastique recyclé, des doublures de vêtements en tricot et des codes marketing à la Caruus. “Nous avions une clause de confidentialité dans notre contrat mais, dans la mode, il suffit de changer certaines caractéristiques du design pour éviter le plagiat”, poursuit Benjamin Buquet.

Fin 2019, le choix par Norman d’un nouveau constructeur s’est soldé par un échec. Ce dernier refuse d’investir dans les machines nécessaires à la production de baskets. En février 2020, fin du parcours du combattant. Caruus engage un sous-traitant basé à Romans-sur-Isère (Drôme) mais « nous avons encore du retard. Les fichiers de patronage ont dû être modifiés pour les rendre compatibles avec leur logiciel d’exploitation. Benjamín Buquet déclare aujourd’hui travailler en toute transparence avec ce nouveau prestataire. “Ils ont leur propre marque, mais ils jouent le jeu.”

Relance des ventes en précommande

Ainsi, Caruus s’engage aujourd’hui dans un nouveau cycle, une forme de renaissance de l’entreprise. La fermeture a permis aux deux co-fondateurs de faire une pause. « Nous en profitons également pour améliorer la qualité de nos produits. Échaudés, ils envisagent aussi une autre stratégie. Benjamin Buquet mûrit un projet d’autonomie totale dans la production. « Une internalisation nécessaire quand on veut faire du Made in France pour protéger son savoir-faire et sa conception, comme l’a fait Thomas Huriez avec
son jean 1083
ateliers d’achat. »

Benjamin Buquet entend rapatrier la production à Concept-Podo, une PME de conception et de fabrication de chaussures orthopédiques créée par sa famille en 1989. Par ailleurs, parallèlement au développement de Caruus, l’homme d’affaires de 33 ans n’a jamais cessé de travailler pour Concept-Podo. . Diplômé d’une maîtrise en développement durable et d’un BTS en orthèses podiatriques, il est en train de
reprise de l’entreprise familiale
de quatorze personnes à Bourg-Achard. Une façon de capitaliser sur le savoir-faire existant du personnel. “Cela nécessitera sûrement 60 000 à 80 000 euros d’investissement dans des machines que nous avons l’intention d’autofinancer. Il ne s’agit pas de récolter des fonds. »

Enfin, pour limiter les surcoûts, Caruus développe les ventes en circuits courts, sans intermédiaires, principalement via Internet. La marque adopte également un modèle économique de plus en plus courant chez les petites marques vertes, les précommandes. Un moyen de reconstituer les liquidités et de réaliser des économies d’échelle en lançant de grandes quantités de fabrication.

Confiant dans la nouvelle trajectoire de Caruus, Benjamín Buquet prévoit « un retour aux bénéfices en 2021 et la vente de 1 000 à 3 000 paires de chaussures à partir de 2023. Grâce à son projet d’atelier intégré, il pense pouvoir augmenter sa capacité de production annuelle jusqu’à 15 000 paires de pantoufles en cinq ans.

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