Charente : les prix de l’énergie pèsent sur les PME – Charente Libre.fr

0
19

L’augmentation des carburants a déstabilisé les TPE et PME. Et pas seulement dans les transports. Tout ce qui consomme de l’énergie aujourd’hui met en danger les entreprises les plus petites, les plus fragiles, celles qui ont le moins de marge de manœuvre. L’impulsion de 15 cts de l’Etat est appréciée, “mais en deçà de nos attentes”, commente Olivier Cogulet. Comme ses collègues, il s’occupe désormais de projets signés il y a six mois. “Et nous ne pouvons pas réajuster les prix.”

Ceux qui manquent d’argent se demandent s’ils pourront mettre du diesel dans les camions.

« C’est brutal. On recalcule sur les nouveaux prix, mais pour ceux qu’on a signés il y a parfois un an ou deux… » Olivier Rochard est un menuisier de cinquième génération basé à Champniers. Il facturait l’augmentation de gasoil qu’il paie pour ses camionnettes, au même prix que le particulier sans récupérer la TVA, il prévoyait que sa facture de 10 000 euros passerait à 15 ou 16 000 pour mettre la tension correspondante dans les marges. C’était son fournisseur d’électricité qui lui faisait passer des nuits blanches. Celui qui vous permet de faire fonctionner vos ateliers de fabrication d’escaliers et de fermes.

« Il y a trois ans, nous quittions EDF pour un approvisionnement en électricité verte. Les prix sont indexés sur l’essence. le fournisseur nous a informés qu’il rompait le contrat, qu’il ne pouvait plus exercer son activité ». Il se tourna vers les concurrents. “Les tarifs sont passés de 9 000 € à 26 500 € ou 28 000 €. Grande panique “. D’intenses négociations ont été nécessaires pour trouver un contrat à 11 340 € avec EDF. “C’est +20%.”

La rédaction conseille

Un coup dur pour les marges

Depuis, il songe à fixer les panneaux solaires directement sur le toit. Il a appelé ses clients. « Tout le monde n’a pas accepté de partager les coûts, mais les matériaux ont pris feu. Et si on réduit les marges, on ne pourra pas augmenter les salaires. En attendant, elle a instauré une prime de 5 € par jour si le salarié se déplace en voiture partagée ou vient en scooter. “C’est exonéré d’impôt”. Et dès qu’il sera disponible, Olivier Rochard achètera des fourgons électriques.

C’est aussi dans la façon dont les entreprises souffrent. Laurent Giraud, porteur à Fléac est d’accord. Payez 700 000 euros de carburant par an et rappelez-vous « 2008, quand le diesel avait le vent en poupe » et 140 000 euros non reversés aux clients. “Le ‘Peak Foot’ du CNR” (Conseil national de la voirie qui permet légalement de régler, “Il est plus ou moins respecté”. Il a surtout « Des lignes régulières avec des tarifs négociés en début d’année. Je demande encore 1 ou 2 %. C’est là que ça se complique. Ça ne fonctionne pas bien”.

Dans le nord de la Charente, un transporteur qui préfère rester discret le confirme. « Le bilan pour mars n’est pas fait, mais ce sera un tiers de plus au niveau du diesel. Tout au long de l’année, c’est 20 à 25% de la facturation. Pas loin de 470 000 euros. Et je n’ai que douze camions. » Essayez de faire écho. Les clients jouent parfois le jeu. « Mais cela aura inévitablement un impact sur les marges et l’activité. J’ai un type malade. Normalement, il aurait fallu un CDD, voire plus. Là, j’ai fait appel à l’intérim.

C’est vrai que l’impulsion de l’Etat lui a fait du bien, les 15 cents le litre, “Mais ça ne suffit pas. Je ne sais pas où on va”. Il craint les annulations des travaux dans lesquels il transporte et livre les matériaux. « Nous allons être choqués. Nous ne pouvons pas tout transmettre au client. On suit le CNR, mais ça va faire mal. Il y a ceux qui ont peu d’argent et se demandent s’ils vont pouvoir mettre du gasoil dans les camions ». Le transporteur marque un temps. “Je sais que je ne dors plus la nuit.”

Rien n’est fait pour les rassurer. Vincent Tardet, le président d’OTRE Poitou-Charentes l’avoue lui-même. 150 salariés à La Rochelle, 20 millions de chiffre d’affaires. « Le carburant représentait 25 % de mon coût en 2021, il est de 33 % aujourd’hui. Personnellement, j’ai réduit mon activité.

Transporteurs, la double peine

Aide, limite les dégâts. A Fléac, Laurent Giraud est d’accord. Avec un budget carburant annuel de 700 000 euros, pour “Seulement 60 cartes grises pour véhicules tracteurs et remorques”, c’est important. Mais c’est tout le reste qui le concerne. « Les lubrifiants ont pris feu. AD Blue, l’additif environnemental, a plus que doublé. La facture des pièces mécaniques augmente de 38 000 €, suivie des frais de maintenance. Les pneus commencent à grimper. « J’ai du mal à faire un prix de revient. grandit trop vite lorsque les transporteurs lancent « Prix annuel pour les clients. Aujourd’hui, je les rappelle et j’obtiens à nouveau une augmentation. C’est compliqué “.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here