Crédit immobilier : est-il encore temps d’emprunter ?

0
19

Est-il temps d’acheter? Les taux de crédit vont-ils continuer à monter ? Le climat économique et international est tendu et les questions habituelles sont sur les lèvres de tous les acquéreurs immobiliers potentiels. Après une année 2021 euphorique, à quoi ressemblera 2022 ? Les premiers indices sont déjà connus : les prix continuent d’augmenter sauf à paris et les taux de crédit augmentent – entre +0,1 % et +0,4 % pour tous les profils et tous les profils (résidence principale, investissement locatif, etc.) – même s’ils restent faibles. Sans compter l’augmentation des prix de l’électricité, du carburant et du coût des travaux.

” LIRE AUSSI – Regrouper vos crédits immobiliers, une solution pour réduire le poids de votre endettement

Un contexte sombre que les Français perçoivent parfaitement. La démonstration en deux chiffres. Le premier : 77 % ont remarqué la hausse des taux, selon un sondage OpinonWay pour Artemis Courtage, un courtier hypothécaire. La seconde : 52% pensent que la situation de l’endettement est défavorable et 46% pensent le contraire. Il y a à peine six mois, c’était l’inverse. “Les conditions de financement pour l’achat d’un bien immobilier restent attractivesprécise Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances. Les taux hypothécaires oscillent autour de 1,2 % sur 25 ans, tandis que l’inflation est de 3 %. Les taux de crédit réels sont donc négatifs à court terme.». Autrement dit, les Français peuvent s’enrichir en empruntant. « Ajoutons la production de crédits immobiliers qui reste dynamique : +6,4 % en janvier, sur un an et +6,6 % (estimation) en février, selon la Banque de France. Mais c’était avant la guerre en Ukraine. “Nous n’anticipons aucune évolution de tendance.», précise une source du Conseil supérieur de stabilité financière.

Aucun candidat pour changer la donne

Pendant ce temps, les Français sont déjà déprimés. Et ça se voit : 73% s’inquiètent pour l’économie française et 55% pour le secteur immobilier. Deux chiffres jusqu’à 9 points (!) en 6 mois. Des niveaux dignes de ceux enregistrés pendant la crise du Covid. “Le téléphone sonne moins, le marché est en attente. Nous avons généralement au moins quelques contacts en ce moment. C’est un bon atterrissage “gueule de bois”. Les Français attendent», analyse Ludovic Huzieux, président d’Artemis Courtage.

Cet attentisme est compréhensible : avec la guerre en Ukraine et dans une moindre mesure, l’élection présidentielleLes Français n’ont pas forcément la tête à l’immobilier. Mais cette attitude attentiste peut aussi coûter cher. L’augmentation constante du taux d’endettement de l’État, que les banques examinent pour fixer leurs taux de crédit, suggère de nouvelles hausses de taux. Et donc une hypothèque plus chère. “La hausse des taux de crédit devrait se poursuivre. L’OAT 10 dépasse 1% pour la première fois depuis avril 2017», confirme Sandrine Allonier, de Vousfinanciar, qui souligne que les conditions de prêt sont plus attractives qu’il y a 5 ans.

A cela s’ajoutent des durées de prêt (22 ans pour tous les profils, 23 ans pour les primo-accédants) proches du maximum légal (25 ans pour l’ancien). Pourquoi craindre une augmentation du taux de rejet ? “Il y a des dossiers dans lesquels on va transpirer et dans lesquels il faut craindre un “effet ciseau”Ludovic Huzieux craint. C’est là que nous devons être des chercheurs de solutions plutôt que des matchers.».

” LIRE AUSSI – Est-il toujours intéressant d’investir dans l’immobilier à Paris ?

Par conséquent, ce climat incertain incite de plus en plus de Français à ne pas devenir propriétaires. En septembre dernier, 17% ont donné cette réponse lorsqu’on leur a demandé par OpinionWay quel était l’obstacle qui les empêchait d’accéder au bien. Aujourd’hui, ils sont 25 %. Sinon, prix trop élevés (43%, +5), offre insuffisante (30%, -6) et baisse du pouvoir d’achat due à l’inflation (22%) en sont les trois principales explications. Et aux yeux des Français, aucun candidat à la présidentielle ne semble capable de changer la donne. C’est la réponse donnée… par 60% des personnes interrogées. Il est suivi d’Emmanuel Macron avec… 9% des voix.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here