Invest in France 2030 : devenir leader dans la production de thérapies innovantes

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Positionner la France comme un leader des biothérapies et de la bioproduction de thérapies innovantes

Produire 10 biomédicaments contre le cancer et les maladies chroniques, dont celles liées à l’âge, et créer les dispositifs médicaux de demain. C’est l’une des ambitions du plan Innovation Santé 2030 annoncé par le président de la République en juin 2021, et rappelé en octobre 2021 lors de la présentation du plan d’investissement France 2030. Au total, 7 500 millions d’euros sont prévus pour faire de la France le première nation européenne innovante et souveraine en matière de santé.

Le président de la République a notamment annoncé un investissement de 800 millions d’euros pour faire de la France un leader des biothérapies et de la bioproduction au niveau international.accompagner le développement de nouvelles biothérapies et accompagner le développement du tissu industriel pour que 95% cessent de dépendre des biothérapies étrangères.

En effet, le secteur de l’industrie de la santé connaît une véritable révolution avec l’essor des biothérapies. Ce marché de près de 200 000 millions d’euros (24,3 % du marché mondial du médicament en 2019) devrait croître entre 8 et 9 % par an pour atteindre 320 000 millions d’euros en 2025. Ces nouvelles thérapies représentent un grand enjeu économique, mais aussi un avenir. défi pour notre système de santé et notre souveraineté sanitaire. Enfin, c’est un domaine de recherche de pointe, attirant les talents du monde entier vers la découverte de nouveaux traitements.

Ces moyens dédiés aux biothérapies et à la bioproduction sont complétés par des investissements massifs dans le domaine de la recherche en santé (un milliard d’euros pour financer des bioclusters, des infrastructures ou encore des chaires), des financements pour les acteurs émergents du secteur (près de 2 milliards d’euros), notamment dans le domaine des dispositifs médicaux (500 millions d’euros), et un soutien transversal aux activités industrielles à travers un projet européen (1 500 millions d’euros).

Le déploiement d’une stratégie pour répondre aux enjeux de la filière française

Dotée d’un budget de 800 millions d’euros, la stratégie biothérapies et bioproduction fixe des objectifs ambitieux à l’horizon 2025, parmi lesquels doubler le nombre d’emplois de la filière, produire 10 biomédicaments d’ici 2025 et 20 d’ici 2030 en France, et produire 1 licorne et 5 ETI petites entreprises) biotechnologie.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, ont présenté le 7 janvier 2022 les axes de cette stratégie, construite au terme de nombreuses concertations avec l’écosystème.

La France devra notamment se mobiliser autour de 4 thématiques pour se démarquer dans la course mondiale aux biothérapies :

  • Les biotechnologies en oncologie et notamment les anticorps monoclonaux ou cellules CAR-T dirigés par exemple contre les cellules malignes de certaines leucémies ou lymphomes ;
  • Les innovations en thérapie génique ou cellulaire, hors oncologie, et qui permettent de guérir ou d’améliorer la vie des patients atteints de maladies rares ;
  • De nouveaux systèmes biologiques pour la production de ces thérapies tels que les bioréacteurs ;
  • Le développement d’unités et d’outils de production plus performants pour optimiser les systèmes agricoles et les processus de bioproduction.

Grâce à cette stratégie, et plus largement à l’ensemble des financements du plan Innovation Santé 2030 pour les acteurs des biothérapies, l’objectif est d’accompagner les entreprises à la pointe de l’innovation, qui pourront par exemple :

  • Reprogrammer les cellules en cellules hépatiques pour accélérer l’investigation de toutes les maladies du foie et réduire la toxicité des médicaments en développement ;
  • Développer une plateforme de vaccins à ARNm pour la filière animale ;
  • Produire des anticorps monoclonaux pour le traitement du cancer ;
  • Développer des thérapies cellulaires pour remplacer les greffes de cornée ou pour le traitement des maladies neurodégénératives ;
  • Réduire les investissements nécessaires à la production des futures thérapies cellulaires et géniques.

La Stratégie s’appuie sur un programme prioritaire de recherche et d’équipement (PEPR) doté de 80 millions d’euros, confié conjointement à l’INSERM et au CEA. L’objectif est de développer les biothérapies de demain en anticipant leurs modes de production et en accélérant l’industrialisation des biothérapies d’aujourd’hui. Il s’agira d’investir de manière ciblée dans les technologies essentielles pour construire les biothérapies de demain. L’INSERM et le CEA conduiront donc ce programme de recherche pour renforcer notre base scientifique dans des domaines tels que les cellules CAR-T, les vésicules extracellulaires, les thérapies tissulaires, les nouveaux anticorps et les ARN.

La Stratégie apportera aux filières de bioproduction des connaissances scientifiques, techniques et d’ingénierie, à la pointe des évolutions de la filière, de Bac+2 à Bac+8. A cet effet, les universités et écoles sont invitées à profiter de l’Appel à manifestation d’intérêt transversal “Compétences et métiers d’avenir”, lancé en décembre 2021, pour créer de nouveaux masters professionnalisants au sein de leurs filières de biologie, au plus près des besoins. de l’entreprise. .

Inauguration de l’AAP “Innovations en biothérapies”

Frédérique Vidal et Agnès Pannier-Runacher annoncent aujourd’hui l’ouverture de l’appel à projets “Innovations en biothérapies”, doté d’environ 300 millions d’euros. Il s’adresse aux entreprises et groupements qui développent des biothérapies ou des outils pour accélérer leur développement, et comporte deux thématiques :

  • Développement de biothérapies en santé humaine ou en santé animale (lorsqu’un impact sur la santé humaine est considéré) ;
  • Développement d’outils de R&D pour le développement de biothérapies.

Certains projets seront particulièrement attendus, notamment des projets visant l’indication en oncologie, liés à la thérapie génique et cellulaire ou encore des projets impliquant des organoïdes comme outils de test, développement d’outils de modélisation/simulation permettant de qualifier une biothérapie ou un diagnostic complémentaire pour la stratification des patients.

Premières entreprises déjà accompagnées pour 39 millions d’euros

L’appel à démonstrations (AMI) “nouvelles biothérapies et outils de production” a sélectionné 7 nouveaux projets lauréats.

Afin d’identifier les acteurs économiques intéressés sur le territoire français et de recueillir leurs propositions de projets, un IFA a été lancé en juin 2021. Cet appel a collecté à la fois des projets prêts à être financés rapidement et des projets à l’approche plus prospective, susceptibles d’être soutenus dans le cadre des futurs appels à projets.

Sur les 88 projets examinés, 72% des lauréats sont des start-up et des PME. Fin octobre 2021, 9 premiers projets lauréats ont été présentés. Aujourd’hui 7 nouveaux projets sont présentés.

Les 16 premiers projets lauréats sont ainsi portés par : Aenitis Technologies ; aphilogique; BioMérieux SA ; les produits pharmaceutiques Biomunex ; CellQuest SAS ; Kimialys SAS ; PathoQuest ; Seripharm SAS, Université François Rabelais, Astraveus, Cell-Easy, Ceva, Encefa, MaaT Pharma, Human Cell Design et Université Jean Monnet Saint-Etienne, pour 71 millions d’euros d’investissements et une aide de 39 millions d’euros.

Parce qu’elle est le meilleur gage de réussite future, la stratégie d’accélération que nous lançons aujourd’hui bénéficie de l’énergie de la communauté biothérapeutique, adossée au soutien économique exceptionnel de 800 millions d’euros de l’Etat. Cet effort collectif est l’un des piliers fondamentaux du Plan Innovation Santé 2030 et le moyen d’atteindre l’objectif fixé par le Président de la République dans le plan d’investissement France 2030 : produire 20 biomédicaments sur notre sol. Pour réussir, nous avons besoin de créer des avancées scientifiques et technologiques, et cette force perturbatrice est celle de la science, c’est celle de l’expérience de nos chercheurs, ingénieurs et techniciens, apportée par l’excellence de la formation et de l’enseignement.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Notre ambition est que, d’ici cinq ans, la France produise au moins 5 nouveaux biomédicaments, double le nombre d’emplois de la filière et permette l’émergence de champions des biotechnologies et des biothérapies. Pour y parvenir, 800 millions d’euros seront alloués jusqu’en 2025 pour financer la recherche et l’industrialisation des principales technologies d’avenir, dans lesquelles la France veut mener la course. Je pense aux anticorps monoclonaux, aux cellules CAR-T dirigées par exemple contre les cellules malignes de certaines leucémies ou lymphomes, ou encore aux innovations en thérapie génique ou cellulaire, hors cancérologie, qui permettront de guérir ou d’améliorer la vie de malades. avec une maladie rare.

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie

À propos du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA)

Engagé depuis 10 ans et piloté par le Secrétariat général à l’investissement du Premier ministre, le PIA finance des projets innovants, contribuant à la transformation du pays, à la croissance durable et à la création des emplois de demain. De l’émergence d’une idée à la diffusion d’un produit ou d’un service inédit, le PIA accompagne le cycle de vie de l’innovation, entre secteurs public et privé, associations de partenaires économiques, académiques, territoires et européens. Ces investissements reposent sur une doctrine exigeante, des procédures sélectives ouvertes et des principes de cofinancement ou de rentabilité de l’investissement pour l’Etat. Le quatrième PIA (PIA4) porte 20 milliards d’euros d’engagements sur la période 2021-2025, dont 11 milliards d’euros permettront de soutenir des projets innovants dans le cadre du plan France Relance. Le PIA continuera à miser sur l’innovation de long terme, sous toutes ses formes, pour que notre pays renforce ses positions dans des secteurs d’avenir, au service de la compétitivité, de la transition écologique et de l’indépendance de notre économie et de nos organisations. .

Plus d’informations sur : www.gouvernement.fr/secretariat-general-pour-l-investissement-sgpi

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