la facture augmentera encore pour les ménages

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Les 22 millions de foyers abonnés au tarif réglementé de vente (TRV) de l’électricité peuvent respirer. Votre facture augmentera “seulement” de 4%, le mardi 1est Février. Sans lui “bouclier tarifaire” lancée par le gouvernement, elle aurait grimpé en flèche de 35 %. « Pour un foyer moyen, le surcoût aurait été de 300 à 350 € en 2022 », Nous avons expliqué au ministère de l’Economie.

→ ANALYSE. Ce que la hausse des prix de l’énergie coûte aux ménages

Les Français qui s’échauffent au gaz sont également soulagés. Le gel des prix en vigueur à partir du 1est Novembre leur a permis d’éviter le pire : « une augmentation de 66 %, soit 900 € de plus en moyenne cette année », précise Bercy. Mais le prix du gaz avait déjà beaucoup augmenté sur les dix premiers mois de 2021 (+57%). C’est aussi le cas des carburants, qui atteignent également des niveaux record, avec des prix du baril extrêmement élevés, jusqu’à 65 % en un an. Le litre de gazole dépasse déjà 1,70 €.

La situation s’aggrave pour les plus précaires

L’addition est lourde pour les maisons. Dans sa note sur l’économie, publiée en décembre, L’INSEE a fait le calcul. En octobre 2021, la hausse mensuelle des dépenses énergétiques atteignait déjà 36 € par ménage, par rapport à novembre 2019, soit avant la pandémie. Ceux qui habitent en zone rurale sont les plus pénalisés : le surcoût mensuel dédié à l’énergie est de 43 € en moyenne, contre 30 € dans les grandes villes.

→ ÉDITÉ. Prix ​​de l’énergie : l’illusionnisme du gouvernement

Au final, la catégorie énergie a représenté 8,9% du budget moyen des ménages au troisième trimestre, légèrement au-dessus de la moyenne (8,5%) des quinze dernières années, indique l’Insee. Derrière ce chiffre se cachent de nombreuses disparités. “Pour les personnes en grande précarité, les dépenses énergétiques peuvent représenter jusqu’à 16% de leurs revenus”, souligne Carine Sebi, professeur d’économie à Grenoble Ecole de Management.

La hausse attendue des prix du pétrole

Déjà, entre l’hiver 2019 et l’hiver 2020, 4 millions de personnes supplémentaires ont déclaré avoir eu froid, soit 20% des personnes interrogées, souligne l’enquête annuelle du médiateur national de l’énergie. Difficile d’imaginer que, dans ce contexte de prix exorbitants, la situation se soit améliorée depuis.

D’autant plus que ce mouvement ne va probablement pas s’arrêter. La hausse des prix du pétrole est tirée à la fois par la reprise économique mondiale, qui stimule la demande, et par l’offre, qui n’augmente pas aussi rapidement. Les pays producteurs cherchent à maximiser leurs revenus et ne veulent pas ouvrir les vannes trop vite, comme ils l’ont fait par le passé.

Certains ne peuvent tout simplement pas augmenter leur niveau d’extraction, en raison du manque d’investissement dans de nouveaux puits ces dernières années. De nombreux analystes estiment qu’une nouvelle crise pétrolière ne peut être exclue dès la fin de la crise sanitaire. Selon la banque JP Morgan, le prix du baril pourrait monter à 125 dollars dans les prochains mois et même à 150 dollars en 2023.

La hausse sans précédent du prix de l’essence

En l’espace d’un an, les prix du gaz ont presque quintuplé en Europe. jamais vu. Plusieurs facteurs sont pointés du doigt : une forte augmentation de la demande, notamment de la Chine, qui cherche à remplacer son charbon par du gaz ; un hiver 2020 plutôt froid qui a provoqué une baisse des stocks ; des incidents sur plusieurs gazoducs et surtout la baisse des livraisons russes (40 % de l’approvisionnement depuis l’Europe) dans le contexte de la crise avec l’Ukraine.

→ ANALYSE. Gaz russe : le casse-tête des alternatives

Cependant, avec l’arrivée d’importantes cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en janvier, les perspectives sont moins inquiétantes qu’il y a quelques mois, et les analystes s’attendent à une baisse des prix en 2023. Ils resteraient tout de même au double de leur niveau dans le début 2021, du fait notamment du prix de la tonne de COdeuxqui a triplé l’an dernier.

Périphériques de support de sortie

Entre la hausse de 100 € du chèque énergie, la création d’une déduction pour inflation de 100 €, le bouclier tarifaire du gaz et de l’électricité, notamment l’abaissement à son niveau minimum de la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), et, enfin, la revalorisation de 10 % du kilométrage, le coût de l’ensemble pour les budgets de l’Etat atteint déjà 15 500 millions d’euros. Vertigineux. Plus que le budget de la justice.

→ ANALYSE. “Compensation de l’inflation”: l’Etat ouvre les eaux pour contenir le prix extrêmement élevé de l’énergie

« La France fait exception en Europe », souligne Xavier Pinon, fondateur du comparateur Selectra. Le Ministère de l’Economie préfère mettre en avant” des mesures exceptionnelles pour des circonstances exceptionnelles, qui ont permis d’éviter une crise sociale et économique sans précédent », pointant le risque de défaillances en cascade pour les entreprises les plus énergivores. Même ainsi, nous devrons laisser ces appareils. Peut-être même dès 2023. Après les élections.

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Une facture moins élevée pour certains

La décision du gouvernement de réduire pendant un an, du 1est En février 2022, la taxe sur l’électricité (TICFE) au niveau minimum prévu par la législation européenne réduira la facture de “plusieurs millions de particuliers” de 15% en moyenne, selon le cabinet spécialisé Hellowatt. C’est le cas de tous ceux qui ont souscrit à une offre à prix fixe depuis deux voire trois ans. Le prix sans TVA ne changera pas, mais ils bénéficieront de la réduction d’impôt.

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