Les entreprises prévoient une baisse de 7% de leur niveau de rentabilité en 2022

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Les entreprises prévoient une baisse de 7% de leur niveau de rentabilité en 2022

Concernant les emballages, l’augmentation, telle qu’évoquée par les entreprises, varie entre +12 et +24% selon les matériaux utilisés. Dans ce contexte, les entreprises témoignent de stress importants vis-à-vis des plastiques (73% des entreprises répondantes).

“Le secteur agroalimentaire, première industrie du pays, acteur de la souveraineté alimentaire et de la relance économique, ne peut continuer sans créer de valeur”, telle est la santé économique du secteur agroalimentaire, écrit lors d’une conférence de presse par le président de l’ANIA , Jean-Philippe André, dans un contexte exceptionnel de montée en puissance des matières premières agricoles et industrielles.

Selon l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires), si pendant la crise du Covid 19 la plupart des entreprises ont pu maintenir leur production, “elles sont aujourd’hui à un tournant pour leur avenir”. “Comment les industries agroalimentaires peuvent-elles préserver leur souveraineté économique et industrielle, conserver leur juste place de première industrie en France, tout en poursuivant des engagements pour une alimentation plus saine et plus durable, alors que le secteur souffre depuis 8 ans de destructions ? Une valeur sans précédent – demande ANIA.

Son président a évoqué “un contexte économique particulièrement contraint” qui “se traduit par un effondrement des marges du secteur agro-alimentaire (-16 points en 13 ans et -40% depuis 2007), une baisse des capacités d’investissement et de production des dans ce contexte que les entreprises agroalimentaires sont désormais confrontées à une pression importante sur les prix des matières agricoles et industrielles, à laquelle s’ajoutent désormais de fortes pressions sur le transport et la logistique ».

Tensions sur les matières premières, le transport, la logistique

Les rapports de plus de 500 entreprises interrogées par l’ANIA ces dernières semaines indiquent une augmentation des matières premières agricoles et industrielles. De +5% à +51% en un an dans les matières premières alimentaires, notamment le blé (+26%), les huiles (+39%), les fruits (+34%). Mesuré par la FAO, le prix des matières alimentaires a augmenté de 33 % en un an, tandis que le prix des matières premières industrielles a bondi de 52 % selon l’Insee. De +3% à +59% pour les matières premières industrielles.

Concernant les emballages, l’augmentation, telle qu’évoquée par les entreprises, varie entre +12 et +24% selon les matériaux utilisés. Dans ce contexte, les entreprises témoignent de stress importants vis-à-vis des plastiques (73% des entreprises répondantes). C’est dans ce contexte que les entreprises agroalimentaires sont aujourd’hui confrontées à une pression importante sur les prix des matières agricoles et industrielles, à laquelle s’ajoutent désormais de fortes pressions sur le transport et la logistique. + 86 % pour le fret maritime et + 3 % pour le transport routier déclarés par les entreprises. « Enfin, les sanctions logistiques sont devenues intenables pour les entreprises. Pour près de 40 % des entreprises interrogées, les sanctions réclamées aux fabricants par les distributeurs ont augmenté de 36 % au cours des 3 dernières années. Désormais, ils représentent en moyenne 0,4 % du chiffre d’affaires industriel, soit plus de 200 millions d’euros en année pleine », déplore l’ANIA. De manière générale, les entreprises prévoient une baisse de 7% de leur niveau de rentabilité en 2022, indique l’ANIA.

« Si ces contraintes ne sont pas prises en compte dans le cadre des prochaines négociations commerciales avec la grande distribution, le secteur agroalimentaire va continuer à se détériorer pour la neuvième année consécutive, menaçant sa capacité à investir pour répondre aux attentes sociales des consommateurs. et maintenir l’emploi sur nos territoires ainsi que sa place au niveau international. Dans ce contexte exceptionnel, tous les acteurs de la filière, agriculteurs, industriels et distributeurs, doivent assumer leur responsabilité et faire preuve de solidarité. Nous soutenons l’esprit du projet de loi Egalim 2, mais nous serons attentifs aux effets secondaires pour les entreprises afin de préserver la souveraineté alimentaire du pays », a conclu Jean-Philippe André, président de l’ANIA.

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