Pétrole, gaz, électricité… Pourquoi les prix de l’énergie explosent

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Mauvaise nouvelle pour les consommateurs. Prix ​​de l’énergie : gaz, électricité et carburants Ils ont sensiblement augmenté ces derniers mois en France comme dans le reste du monde, principalement en raison de la reprise économique après la crise liée au Covid-19. Franceinfo détaille la situation actuelle, ce qui explique cet emballement et l’évolution attendue des prix.

Le gaz

Quelle est la situation ? Les prix réglementés du gaz (mis à jour mensuellement) ont récemment connu une série de fortes hausses. Ainsi, ils ont augmenté de 10% en juillet, 5% en août et 8,7% en septembre. Depuis début 2019, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) enregistre une hausse de 15,8%. Le 15 septembre, les prix ont également atteint 79,31 euros le mégawattheure, un plus haut historique sur le marché européen de référence, après avoir bondi de près de 30 % depuis le début de la semaine.

Pourquoi cette augmentation ? « Cette augmentation d’une ampleur sans précédent est observée dans tous les pays européens et asiatiques. Elle s’explique par la reprise économique mondiale observée depuis plusieurs mois », souligne la CRE dans un communiqué de presse. Lorsque l’activité a ralenti en raison de la pandémie de Covid-19, la demande de gaz a chuté et donc certains producteurs ont arrêté la production. Prié, « Arrêter ou redémarrer les centrales électriques au gaz prend du temps »Justifie Julien Teddé, directeur général de la courtage Opéra Energie, interviewé par numérama. En attendant le redémarrage de la production, la demande est donc supérieure à l’offre, ce qui fait grimper les prix.

La forte hausse des prix du gaz sur le marché mondial est également due à “un contexte exceptionnel”, toujours selon la Commission de régulation de l’énergie. Parmi ces facteurs techniques : un marché du gaz naturel liquéfié (GNL) tendu, avec un approvisionnement limité en Europe, des niveaux de stockage européens au plus bas depuis des années et des exportations russes qui se modèrent en raison de l’incendie du gazoduc cet été. des deux canaux de distribution du gaz russe vers l’UE. S’assurer le lancement du controversé gazoduc Nord Stream 2, qui n’a pas encore été approuvé par le régulateur allemand, le La Russie veille également à ne pas utiliser sa capacité de livraison supplémentaire via l’Ukraine, ce qui contribue à la hausse des prix.

Comment les prix vont-ils évoluer ? Selon Kremlin, la mise en service du gazoduc Nord Stream 2 devrait vous permettre de fournir plus de gaz. « Quand on regarde les prévisions du marché pour 2022, 2023 et 2024, plus on avance, plus les prix baissent »assure Julien Teddé, dans les échos. Mais cette correction du marché n’est pas pour maintenant. Immédiatement, “Nous nous attendons à ce que les prix de l’essence en Europe et au Royaume-Uni restent élevés aux niveaux actuels tout au long de l’hiver”avancent des experts du cabinet Wood Mackenzie, cités par l’AFP.

électricité

Quelle est la situation ? Les tarifs réglementés de vente d’électricité sont revus deux fois par an : ils ont augmenté de 1,6 % en février puis de 0,48 % en août. Mais actuellement les prix explosent sur les marchés de gros (où l’électricité est échangée avant d’être livrée aux clients finaux), ce qui fait craindre une très forte hausse des tarifs réglementés en février prochain. De quoi sonner l’alerte à l’association UFC-Que choisir. Además, a mediados de septiembre, los precios “spot” (precios de la electricidad para entrega al día siguiente) para Francia en las dos principales bolsas europeas alcanzaron un récord de más de 196 euros por megavatio hora, según RTE, el operador de la réseau électrique. réseau de transport.

Pourquoi cette augmentation ? Même si la France produit son électricité principalement avec ses centrales nucléaires, les prix sur le marché de l’électricité suivent aussi ceux du gaz. Parce que ? En Europe, la Le prix du mégawattheure est établi en tenant compte du coût de production de l’électricité de la dernière centrale thermique appelée en cas de pic d’activité. Les réseaux électriques européens sont couplés entre eux, pour la France, cette dernière centrale est située en Allemagne… et elle fonctionne au gaz. Comme le gaz est plus cher, le prix demandé pour produire de l’électricité est également plus élevé.

Des centrales électriques au gaz ont également été utilisées plus récemment, tandis que la production d’éoliennes est en difficulté en raison du manque de vent cet été. Enfin, le prix du gaz est également influencé par la hausse du prix des quotas d’émission de CO2, qui doivent être achetés par les énergéticiens et industriels européens qui consomment des énergies fossiles, comme le gaz ou le charbon, pour pouvoir produire. Plus les engagements climatiques de l’Union européenne sont importants, plus les émissions de CO2 doivent être réduites, plus la tonne de carbone est vendue chère… et plus le prix de l’énergie produite augmente.

Comment les prix vont-ils évoluer ? En France, l’association L’UFC-Que Choisir estime que les prix réglementés de l’essence pourraient augmenter de 10 % début 2022, soit “une augmentation moyenne de 150 euros de la facture annuelle d’électricité d’un logement qui l’utilise pour le chauffage”. Afin d’anticiper cette hausse des prix, Le gouvernement a annoncé mi-septembre la mise en place d’une aide exceptionnelle de 100 euros pour près de 6 millions de ménages modestes. Elle sera payée en décembre. Un geste insuffisant pour l’UFC-Que Choisir, qui demande au gouvernement de baisser certaines taxes, d’alourdir la facture et le “relever le toit de l’ARENH”, un mécanisme qui permet aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à un prix réglementé. Ce dernier est plafonné à 100 térawattheures, mais le gouvernement peut porter ce maximum à 150 TWh.

Le pétrole

Quelle est la situation ? Le diesel valait 1,4417 euro le litre en moyenne à la mi-septembre, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique. Le sans plomb 95 vendu pour sa part 1,5589 euro. Les deux carburants les plus vendus en France ont ainsi augmenté respectivement de 13 % et 15 % depuis le début de l’année 2021. Mais ils sont encore loin de leurs records de ces dernières années. Le diesel avait ainsi atteint 1,5331 euro en octobre 2018, juste avant la crise des “gilets jaunes”.

Le baril de Brent de la mer du Nord s’échange actuellement entre 70 et 75 dollars, un changement significatif pour ce brut de référence passé sous la barre des 20 dollars en avril 2020 en pleine crise du Covid-19. “Malgré cette hausse, le prix du Brent en 2021 reste bas par rapport à la moyenne de plus de 90 dollars le baril observée entre 2007 et 2014”cependant, il relativise l’Institut IFP Energies nouvelles.

Pourquoi cette augmentation ? Les prix du carburant suivent essentiellement les prix mondiaux du brut, qui augmentent depuis des mois, la reprise économique mondiale stimulant la demande. Les pays producteurs, qui ont longtemps restreint leur production pour soutenir les prix, ont également tardé à remettre les barils sur le marché. Par ailleurs, aux États-Unis, le La production continue d’être affectée par le passage de l’ouragan Ida dans le golfe du Mexique.

Comment les prix vont-ils évoluer ? “Ces prix devraient rester ainsi pendant les deux ou trois prochains mois. Ils ne devraient pas augmenter beaucoup plus. … Vers la baisse, nous pouvons voir une petite baisse avec le dollar qui pourrait baisser.”a anticipé mi-juin l’économiste Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières, dans Le Figaro. A plus long terme, laLes prix de l’or noir pourraient chuter si les sanctions économiques imposées par les États-Unis à l’Iran, dont l’embargo pétrolier est en vigueur depuis 2018.

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