Politique RSE d’entreprise et transition agroécologique

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Rapport de mission consultative n° 21035

Septembre 2021

Mots-clés : RSE, agroécologie, industries agroalimentaires, agriculture durable, filière, céréale, bovin, lait, coopération agricole, durabilité, label de qualité, revenu, revenu agricole, consommateur, pratique agricole

paris

La production agricole et l’agro-industrie sont des secteurs importants de l’alimentation durable. Pour répondre aux enjeux de société, les producteurs s’engagent dans l’agroécologie et les industries agroalimentaires mettent en place des politiques RSE (responsabilité sociale des entreprises).

Près de la moitié des entreprises industrielles agroalimentaires ont mis en place une démarche volontaire en matière de RSE. Ses engagements mettent en valeur les pratiques des producteurs en amont et reflètent les attentes de la société en matière de protection de l’environnement et de bien-être animal. Dès lors, se posent les questions de la valorisation économique des productions durables et de qualité, de la rémunération des producteurs et, plus généralement, de l’impact de ces démarches sur la transition agroécologique.

Una misión del CGAAER se encargó de analizar las prácticas de RSE en la industria agroalimentaria y evaluar las consecuencias de estos enfoques, tanto en los sectores agrícolas como en la cadena de valor, a favor de prácticas virtuosas, con especial atención en la remuneración de el en amont

Méthodologie

La mission a d’abord utilisé la littérature disponible sur la RSE et la labellisation des démarches et des produits. Il a également analysé des textes européens et nationaux connexes.

Ensuite, il a interrogé près d’une centaine de personnes représentant l’administration, les filières, les industriels ou la distribution.

Il a analysé les démarches de progrès entreprises par certaines entreprises en matière d’agroécologie. L’approche sectorielle a été évaluée en se concentrant sur les filières « céréales », « viande bovine » et « lait ».

Enfin, la mission a également évalué le rôle du « consommateur-citoyen », tant dans sa capacité à choisir une alimentation durable et de qualité, que dans sa disposition à payer, par rapport à la rémunération des producteurs.

Continuer

La RSE est une démarche volontaire pour les entreprises, mais c’est aussi une opportunité pour les pouvoirs publics de favoriser l’adoption de pratiques plus vertueuses à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, et les réglementations sont de plus en plus contraignantes dans ce domaine.

En amont, les filières agricoles se sont engagées dans la transition agroécologique à des degrés divers, à partir d’enjeux et de contraintes très différents. La mobilisation est éprouvée et les outils pertinents déployés. Cependant, les résultats des plans sectoriels ne sont pas quantifiables.

Les consommateurs, quant à eux, se perdent dans la jungle des allégations et des labels et sont rassurés par les signes d’identification de qualité et d’origine quand ceux-ci ne sont pas des marqueurs d’agroécologie. Au contraire, la certification environnementale doit capitaliser sur ses atouts pour mieux s’inscrire dans le paysage.

Tous les acteurs du secteur alimentaire doivent relever le défi de l’affichage environnemental avec, compte tenu de l’expérience des Nutriscorenombreux pièges à éviter.

Enfin, la grande distribution joue un rôle essentiel dans les chaînes de valeur et, de fait, dans la rémunération des producteurs. Force est de constater que la RSE ne franchit pas la « case de négociation » et que les pratiques vertueuses des producteurs peinent à être rémunérées à leur juste valeur.

Les recommandations de la mission portent sur :

  • Un cadre pour les labels RSE, cohérent avec la stratégie communautaire sur l’alimentation durable. La construction d’une lettre de référence pour le secteur agroalimentaire, ainsi que la supervision de sa mise en œuvre, pourraient être confiées au Plateforme RSE.
  • La nécessité pour le ministère d’initier et de soutenir des études permettant d’objectiver les coûts de transition et de production en modes alternatifs, et de rééquilibrer les filières en faveur du producteur.
  • L’acceptation de l’inflation dans le secteur alimentaire qui conditionne la capacité de l’amont à poursuivre la transition agroécologique. La mise en place d’un système de type coupons alimentaires ne pénaliserait pas les populations défavorisées pour l’accès à une alimentation durable et de qualité.
  • La définition du rôle du ministère en matière de numérique dans le secteur agricole.
  • La nécessité d’harmoniser les certifications et les scores au niveau communautaire pour accompagner le secteur agroalimentaire dans le développement de ses pratiques vertueuses sans générer de distorsions de concurrence.

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Rapport CGAAER n°21035 : Politique RSE des entreprises et transition agroécologique (PDF, 2,45 Mo)

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