« Terreal investit significativement dans l’industrie du futur », Alexis de Nervaux, Directeur de la Transformation Digitale

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Opérationnel depuis 2018, le CDIO du fabricant de tuiles et de briques détaille les innovations et les investissements réalisés par Terreal pour optimiser son outil de production, réduire son empreinte carbone et moderniser son offre commerciale.

Quand le plan de digitalisation a-t-il été lancé ? terre ?

Cela a commencé en 2017 avec la création d’un poste de CDIO (Chief Digital & Information Officer, en français, directeur de la transformation numérique et des systèmes d’information ndlr) que j’ai assumé en janvier 2018 avec pour mission d’analyser l’existant et de définir une stratégie et un plan à 3 ans. C’est fait et nous avons maintenant une idée claire de où nous voulons aller et pourquoi nous y allons. Évidemment, avec l’évolution rapide du numérique, il est difficile d’avoir une feuille de route gravée dans le marbre. Les priorités évoluent, les opportunités logicielles évoluent, de nouveaux outils apparaissent sur le marché. Par conséquent, nous devons maintenir l’agilité.


Quels sont les grands axes de cette feuille de route ?

Il y a quatre axes : atteindre l’excellence opérationnelle et industrielle pour améliorer la rentabilité et réduire les émissions de CO2 ; développer et améliorer l’offre commerciale et l’expérience client ; faciliter l’intégration des acquisitions récentes et futures pour générer des synergies au sein du groupe ; mettre en place une infrastructure informatique robuste et assurer la cybersécurité. Aujourd’hui, on ne peut pas parler de transformation numérique dans l’industrie sans parler de cybersécurité. En tant que CIO et CDO d’une grande entreprise de construction en 2017, j’ai vécu une cyberattaque de ransomware, ses conséquences, son impact. C’est donc l’un des aspects sur lesquels je me suis concentré en arrivant chez Terreal.

Réduire les émissions de CO2 en réduisant le taux de rebut


Chez Terreal, le taux d’élimination est le principal levier de réduction des émissions de CO2. « Nous avons à cœur de calculer notre CO2 en termes d’efficacité, donc en termes de tonnes de CO2 par ‘bonne tonne’ », explique Adeline Léger, Directrice de la Communication et de la Stratégie Digitale. « Une tonne qui n’est pas bonne augmente notre taux d’émission de CO2. Donc, en termes d’économie circulaire, nous recyclons les déchets à tous les niveaux. Soit vert (non cuit), sec (après le séchoir) et cuit (après le four). Le “vert” et le “sec” reviennent à la matière première. Dans certaines parties de nos usines situées dans le sud du pays, nous broyons également les aliments cuits pour les remettre dans la matière première. Là où on ne peut pas broyer ce “cocido”, il finit plutôt sur les routes municipales qui ont besoin de briques et de tuiles concassées pour les stabiliser. Nos usines en Pologne et en Hongrie ont des taux de rebut inférieurs à 1 %, c’est notre objectif pour le reste de nos installations.”

Selon le dernier bilan « Gaz à effet de serre », Terreal France a réduit ses émissions de CO2 de 26,6 % par rapport à 2011 et de 11 % par rapport à 2014.


Pouvez-vous détailler la partie industrie 4.0 ?

Tout d’abord, il faut dire que l’idée derrière la stratégie mise en place est d’avoir une approche structurée qui laisse la place aux initiatives locales. Je pense que l’approche consistant à ne faire que des projets pilotés en central peut fonctionner, mais l’expérience l’a montré, notamment à Terreal dans le cadre d’un projet MES (Manufacturing Execution System, outil informatique destiné à améliorer et simplifier l’analyse d’une activité, par exemple une activité de production, pour en améliorer la performance. ndlr), ce n’était pas forcément le cas. Pour ce projet, nous avons impliqué les opérateurs dès la définition des besoins. Ils sont venus solliciter les retours des clients, ils sont allés vers les éditeurs de logiciels, etc. C’est vraiment avec eux que nous avons fait le choix de la solution que nous mettons en œuvre.

Cette solution est Astra Software, testée sur le site de Colomiers et sur la ligne U6. Suite au succès, nous déploierons en 2021 la solution sur deux autres sites : Castelnaudary, les Mureaux ; et entre 2022 et 2024 nous ajouterons 13 autres sites, soit une moyenne de 4 sites par an, ce qui permettra d’ici la fin de l’année 2024, si tout se passe bien, d’avoir l’ensemble de nos 16 sites équipés du même MES en France. Il s’agit d’un investissement conséquent de l’ordre de 100 K€ par site.

Un autre projet pilote a été validé. C’est une cabine de contrôle et de classement automatique par vision des tuiles. La commande qui jusqu’alors était faite par les opérateurs. Cette innovation permet d’affecter les opérateurs à des tâches à plus forte valeur ajoutée. Suite au succès de cette cabine, nous avons décidé d’étendre son déploiement : une cabine est en production sur le site de Chagny 2, une autre sur le site de Roumazières et une autre vient d’être installée aux Mureaux.

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